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Sciences · Recherche

Comprendre l'extrême.

Le corps humain en eau glacée, l'effort prolongé, l'océan comme indicateur. Chaque performance est un protocole.

La vision

Un athlète, un protocole.

Performer ne suffit pas. Mesurer, documenter, comprendre, voilà ce qui donne du sens à l'effort extrême.

L'athlète devient un instrument d'observation. Chaque entraînement, chaque expédition génère des données utilisables par la recherche : thermorégulation, fatigue centrale, métabolisme, qualité de l'eau.

Ces données alimentent des collaborations avec laboratoires et universités, et nourrissent une vulgarisation accessible à toutes et tous.

Les axes

Six terrains de recherche.

01 · Physiologie du froid

Thermorégulation

Comment le corps maintient sa température en eau à 0°C. Vasoconstriction, thermogenèse, abaissement du seuil hypothalamique.

02 · Ultra-endurance

Effort prolongé

Au-delà de 10 heures : équilibres hématologiques, hydroélectrolytiques, hormonaux. Le record des 50h comme observation longue.

03 · Cardiovasculaire

Cold shock & autonome

L'immersion brutale en eau froide : hyperventilation, tachycardie, vasoconstriction. L'habituation s'installe dès la 4ᵉ immersion.

04 · Métabolisme

Tissu adipeux brun

Le BAT brûle des calories pour produire de la chaleur. Chez les nageurs d'eau froide, expression accrue d'UCP1.

05 · Neurosciences

Cognition & fatigue centrale

Sur 50h sans sommeil, la fatigue cognitive devient limitante. Mémoire de travail, fonctions exécutives, prise de décision.

06 · Environnement

Océan & biodiversité

Microplastiques, polluants émergents, biodiversité côtière. Nager longtemps en mer permet d'observer et d'échantillonner.

Recherche universitaire

Deux mémoires, une obsession : comprendre.

Au fil de mon cursus STAPS à l'Université de Lille, j'ai mené deux travaux de recherche expérimentaux : l'un sur la performance en eau glacée, l'autre sur l'entraînement respiratoire. Mes propres performances deviennent un terrain d'étude.

Temps au 1 000 m 27 °C vs 4,3 °C
15:02 27 °C 16:02 4,3 °C +60 s
Bassin tempéré 27 °C Eau glacée 4,3 °C

L'eau glacée coûte en moyenne une minute sur 1 000 m (n = 11, p < 0,001).

Master 1 STAPS · 2026

Analyse et prédiction de la performance sur 1 000 m en eau glacée

Université de Lille · UFR3S Dir. F. Daussin n = 11 En lien avec l'IISA

Première étude à comparer directement une même distance de 1 000 m nagée en bassin tempéré (27 °C) puis en eau glacée (< 5 °C). Objectif : quantifier la dégradation et bâtir une équation capable de prédire la performance en eau glacée à partir d'une performance en bassin.

2,492,18
Indice de nage
m²/cycle/min
−17%
Chute de fréquence
en eau glacée
99%
Précision du modèle
prédictif (RMSE 13 s)
Lire le mémoire
Indice de fatigue Avant / après 7 sem.
6,62 % AVANT 5,14 % APRÈS −22 %
Avant protocole Après protocole

Moins de fatigue sur 8 × 25 m après 7 semaines d'hypercapnie (groupe test, p < 0,01).

Licence 3 STAPS · 2024

Effets d'un entraînement en hypercapnie sur le sprint répété

Université de Lille Club AVAN · Villeneuve-d'Ascq Test n = 11 · Contrôle n = 10

Sept semaines d'entraînement respiratoire (apnées, réduction du volume pulmonaire) pour habituer le corps à l'accumulation de CO₂. Mesure de l'effet sur la capacité à répéter des sprints (8 × 25 m à vitesse max), la fréquence cardiaque et la technique.

−3bpm
Fréquence cardiaque
à effort égal
+%
Vitesse mieux
maintenue
3×/sem
Sur 7 semaines
de protocole
Lire le mémoire
État de l'art

Publications de référence.

Cinq publications scientifiques qui constituent la base théorique du projet. Toutes vérifiables sur PubMed.

Ces publications sont des références internationales. Les futures publications issues directement du projet seront ajoutées à mesure qu'elles paraîtront.
Recherche

Construire une étude ensemble.

Ouvert aux collaborations avec laboratoires, universités et instituts. Le projet est un terrain rare.